À quelques semaines de l’élection présidentielle du 23 novembre 2025, un nom retient l’attention sur la scène politique bissau-guinéenne : celui de Fernando Dias Da Costa, candidat de la Coalition Alliance Patriotique Inclusive (API-CABAS GARANDI). Peu connu du grand public il y a encore quelques mois, il s’impose désormais comme une figure porteuse d’espoir et d’unité dans un pays marqué par une instabilité chronique et des crises politiques à répétition.
La Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest, a souvent fait la une pour ses crises institutionnelles, ses coups d’État et ses rivalités politiques internes. C’est dans ce contexte tendu que Fernando Dias Da Costa a décidé d’entrer dans l’arène politique. Soutenu par plusieurs formations d’opposition, notamment la coalition PAI-Terra Ranka et le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), il représente aujourd’hui un large front d’unité nationale face au président sortant Umaro Sissoco Embaló.
Le candidat se veut l’incarnation d’une nouvelle voie, celle d’une Guinée-Bissau apaisée, unie et tournée vers l’avenir. Dans ses discours, Fernando Dias Da Costa insiste sur la nécessité de restaurer la paix, de consolider la démocratie et de garantir le respect de la Constitution, des valeurs qu’il estime menacées par des années de gouvernance instable.
Le message central de Fernando Dias Da Costa repose sur trois piliers : la stabilité politique, l’unité nationale et le développement durable. Selon lui, « la Guinée-Bissau doit retrouver sa place dans le concert des nations grâce à une gouvernance juste et transparente ».
Il promet de lutter contre la corruption, de réformer l’administration publique et de renforcer les institutions afin qu’elles soient au service du citoyen. Le candidat accorde également une grande importance à la réconciliation nationale. Il appelle ses compatriotes à tourner la page des divisions et à bâtir ensemble une société fondée sur le pardon, la solidarité et la justice sociale.
Dans le domaine économique, il s’engage à dynamiser les secteurs productifs — notamment l’agriculture, la pêche et les infrastructures — pour créer des emplois et réduire la pauvreté. Conscient des défis auxquels le pays est confronté, Dias Da Costa affirme vouloir instaurer un climat favorable à l’investissement et à la coopération régionale, en particulier au sein de la CEDEAO.
L’un des atouts majeurs de Fernando Dias Da Costa réside dans les soutiens politiques qu’il a su rassembler. Le ralliement du PAIGC, formation historique ayant mené la lutte pour l’indépendance du pays, confère à sa candidature une forte légitimité. Cette union de l’opposition sous une même bannière symbolise la volonté de tourner la page des divisions et d’offrir une alternative crédible au pouvoir en place.
Malgré certains obstacles, le discours du candidat séduit une partie croissante de la population, notamment la jeunesse, fatiguée des querelles politiques et des promesses non tenues. Pour beaucoup, Fernando Dias Da Costa incarne une nouvelle génération de leadership, plus ouverte, inclusive et attachée à la transparence.
Sa vision dépasse la simple alternance politique : elle ambitionne une véritable transformation du pays, fondée sur la cohésion nationale et la participation citoyenne. Dans un contexte où la confiance envers les institutions est souvent ébranlée, sa candidature apparaît comme un appel au sursaut collectif.
L’élection présidentielle de novembre 2025 s’annonce donc comme un tournant historique pour la Guinée-Bissau. Si Fernando Dias Da Costa parvient à maintenir l’unité de son camp et à convaincre l’électorat de la sincérité de son projet, il pourrait bien bouleverser le paysage politique bissau-guinéen.
Mais au-delà des résultats du scrutin, sa candidature aura déjà eu le mérite de raviver le débat démocratique et de rappeler aux citoyens que l’avenir du pays dépend avant tout de leur engagement collectif.
Fernando Dias Da Costa incarne, en somme, la promesse d’une Guinée-Bissau réconciliée avec elle-même — une nation décidée à tourner la page des divisions pour enfin écrire celle du progrès et de la stabilité.
