Nommée ministre des Pêches et de l’Économie maritime le 1er juin 2026, Amy Mara Dièye incarne une nouvelle génération de responsables publics appelés à piloter l’un des secteurs les plus stratégiques de l’économie sénégalaise. Économiste de formation et spécialiste des finances publiques, elle arrive à la tête d’un département confronté à de nombreux défis : raréfaction des ressources halieutiques, pêche illicite, modernisation des infrastructures et amélioration des conditions de vie des acteurs de la pêche.
Originaire de Kaolack, Amy Mara Dièye possède plus de quinze années d’expérience dans les domaines de la comptabilité, de l’audit, du contrôle de gestion et de la gestion des finances publiques. Avant son entrée au gouvernement, elle a notamment exercé comme économiste à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, après avoir occupé des fonctions de contrôle des marchés publics au ministère des Finances. Ce parcours lui confère une solide expertise en matière de gouvernance et de gestion des ressources publiques.
Dès sa prise de fonction, la nouvelle ministre a affiché sa volonté d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur maritime. Elle considère l’économie bleue comme un puissant levier de croissance, de création d’emplois et de souveraineté économique pour le Sénégal. Son ambition est de renforcer aussi bien la pêche artisanale que la pêche industrielle, tout en veillant à une exploitation durable des ressources marines.
Parmi les priorités annoncées figurent la modernisation des infrastructures portuaires et des quais de pêche, l’amélioration de la conservation et de la transformation des produits halieutiques, ainsi que le développement de la chaîne de valeur afin d’accroître les revenus des pêcheurs et des mareyeurs. La lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée demeure également un chantier majeur pour préserver les ressources marines et protéger les intérêts des communautés côtières.
Lors de plusieurs sorties officielles, Amy Mara Dièye a insisté sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec les professionnels du secteur, les chercheurs et les collectivités territoriales. Selon elle, la réussite de la politique maritime passe par un dialogue permanent avec les acteurs de terrain afin d’élaborer des solutions adaptées aux réalités des zones de pêche.
Le ministère qu’elle dirige devra également accompagner les ambitions de la Vision Sénégal 2050, qui fait de l’économie maritime un moteur essentiel de la transformation structurelle du pays. Le développement de l’aquaculture, la valorisation des ressources marines, la recherche scientifique et la promotion des investissements privés figurent parmi les axes susceptibles de renforcer la contribution du secteur au produit intérieur brut national.
Si les attentes sont nombreuses, la nouvelle ministre sait que les défis le sont tout autant. Entre les effets du changement climatique, la pression exercée sur les ressources halieutiques et les attentes des milliers de familles vivant de la pêche, Amy Mara Dièye devra conjuguer efficacité économique, préservation de l’environnement et justice sociale.
Son arrivée marque ainsi une nouvelle étape pour les pêches et l’économie maritime sénégalaises. Forte de son expertise en gestion publique et de sa volonté affichée de moderniser le secteur, Amy Mara Dièye entend redonner un souffle nouveau à une filière essentielle pour la sécurité alimentaire, l’emploi et le développement économique du Sénégal.
